27 septembre 2010

Journée de rêve...

Il fait gris et la bruine se laisse aller en cette matinée de vendredi, plus journée d'automne que de fin d'été, qu'importe nous partons naviguer sur la Brenta nous traverserons des écluses dessinées par Leonard de Vinci, nous verrons s'ouvrir des ponts roulants et nous glisserons lentement sur la lagune univers de ciel et d'eau, parfum de mer mélangé de tourbe et cette bruine enchantera cette découverte, nous y serons en compagnie de tant d'amis lointains Byron Wagner  Casanova Visconti Palladio surtout puisque ce voyage lui est consacré.


La villa Pisani nous accueille tout d'abord, palais plus que villa, bâtie en 1750 pour la gloire du nouveau doge, déception la  splendide façade sur le canal est en travaux, l'intérieur peu meublé et sombre a un petit air désolé qui sied à la journée, on oubliera les commentaires de la guide sur Napoléon l'envahisseur  qui acheta cette villa et la donna à Eugène de Beauharnais pour s'émerveiller du jardin rythmé par statues et fabriques, un hymne à la beauté classique.




 La vie n'est que fêtes... mais c'est un trompe l'oeil








   


Nuit infernale...

 Au retour nous visitons la basilique de saint Antoine, monument assez surprenant mélangeant les styles byzantin roman et gothique. La façade est en travaux, une messe est célébrée, nous n'admirons que la chapelle du tombeau du saint  restaurée l'année dernière, vaste écrin de marche blanc et d'or avec d'admirables bas-reliefs évoquant sa vie. Il règne dans ce lieu une atmosphère lumineuse et légère assez exceptionnelle. C'est vraiment un lieu de foi. 
Demain sera un temps fort du voyage, embarquement sur il burchiello pour une descente du canal de la Brenta jusqu'à Venise. Oui nous verrons ce rêve de pierre et d'eau mais sans accoster, du masochisme pur ! Nous sommes fous.
La nuit aussi fut folle, nous ne savions pas si nous étions dans une chambre ou sur le tarmac de l'aéroport à une heure de pointe, en cause, la climatisation de l'hôtel juste au dessus de notre lit. Après moultes réclamations, le concierge consentit à nous trouver une autre chambre, il était une heure du matin et le réveil était programmé pour 6 heures. 



Devant la basilique... les marchands....






Il n'y manque qu'une Juliette 
Gattamelata condottiere bronze de Donatello
L'ancien et le nouveau oh oh

26 septembre 2010

Jeudi après midi







Une fois les bagages dans la chambre il été temps de se restaurer, un bon frito-misto arrosé d'un  excellant vin blanc des colli Berrici et nous étions prêts pour découvrir Padoue. Notre choix s'est d'abord porté sur l'orto Botanico, le soleil brillait à nouveau il fallait en profiter. Ce jardin de plantes exotiques est l'un des plus ancien puisque crée en 1545. Il a vu l'arrivée en Italie des premiers plans de pomme de terre. Nous avons d'abord été surpris par sa petite taille puis la variété et l'étrangeté des  espèces nous ont conquis. 











Manuela

Il est peut-être temps de parler de manuela, non ce n'est pas ma ragazza c'est... comment dire... ma petite voix... non pas l'intérieure, non celle qui vous dit sur un ton un peu autoritaire à 300 mètres tournez à droite et si tout va bien, avec un grand soupir de soulagement : vous êtes arrivés à destination, le soupir ce n'est pas elle qui le pousse, c'est nous. Seulement voila Manuela est une femme qui n'a pas toujours bon caractère, elle est têtue aussi et vous déclare parfois alors que vous roulez sur l'autoroute "maintenant faites demi-tour." Oui Manuela est notre GPS !
Notre arrivée à Padoue fut un peu mouvementée, notre hôtel était en centre ville à la limite de la zone piétonne, impossible de se garer, enfin nous avons compris que nous étions à l'arrière de l'immeuble de l'hôtel, un tour à droite de plus et nous étions arrivés. Quant au départ pour Vicence ce ne fût pas triste, nous n'avons fait que deux fois le tour de Padoue avant de trouver la bonne route... sur les indications d'une italienne de chair et de sourires ! Voyant qu'il pouvait y avoir de la concurrence Manuela s'est, par la suite, très bien comportée.

Jeudi matin à la villa Barbarigo

Après un bonne nuit de sommeil la question se pose, doit-on poursuivre la visite de Ferrare ou prendre la route de Padoue avec un arrêt à la villa Barbarigo, ma passion des jardins dicte la solution et le résultat est remarquable : ces jardins sont splendides. Nous sommes arrivés sous une légère brume ajoutant une note romantique au classicisme de ce parc. 


La grande perspective vers et depuis la Villa
Le pavillon d'entré qui était relié à la rivière 
Le labyrinthe de buis il est toujours le plus grand au monde
L'ile aux lapins  




Jusqu'à plus soif !
  









 


 Le bosquet du temps



Cette statue dégage une poignante mélancolie alors, pour ne pas rester sur ce sentiment, je termine cette visite par ce cadran solaire : j'aime beaucoup le texte.



Mais qui m'a mis tous ces câbles ?


Savonarole n'est pas content  et on le comprend !!!!

Inventaire...

Un cavalier de bronze et  des putti rieurs...


Un Ange un brin enjôleur ...


Deux satyres joueurs...


Des colonnes intrigant les visiteurs...


Un je ne sais quoi  questionneur...


Quatre lions dormeurs  ...


Un photographe des mariés et une demoiselle d'honneur ...



Un McDo avec quelques ritals blagueurs...


Mais pas de raton laveur......