30 septembre 2010

Vicence

Le corso Andrea Palladio fait office d'épine dorsale du quartier historique. Il part des anciens remparts et se termine au théâtre Olimpico. En sortant de l'hôtel, nous découvrons le premier palais  réalisé sur des plans de Palladio, un tiers du bâtiment fut construit, il devait avoir sept colonnes.

Palais Porto Breganze plan de Palladio 
Puis en parcourant le corso et les rue adjacentes on découvre cet ensemble architectural unique ou se mêlent les palais gothiques et renaissance il règne  dans tout cela un air de Venise.
Palais Valmarana Palladio


Palais Barbaran Palladio
Les rues de Vicence sont étroites rendant les photos des palais difficile. Par la contra do Rode on arrive sur la place de la Seigneurie, là c'est l'éblouissement, un rayon de soleil illumine la place, le marché aux fleurs bat son plein le campanile grimpe jusqu'aux nuages et moi de suis déjà sur le mien. On ne sais plus ou diriger ses yeux La Basilique Palladienne, la loggia du Capitaniato, le Mont de Piété, les étals des fleuristes et cette curieuse obélisque tout  est passionnant.




Loggia de Caoitaniato siege du représentant de Venise. Palladio

Basilique en fait palais de la région Palladio imagina ces galeries pour doubler  les façade du bâtiment 

Allégorie de la Paix et de la victoire de Lépante

Ouh il nous faut s'assoir et prendre des forces, un petit spritz par exemple...

Module de fenêtre de la logia le bâtiment initial et du début XVeme

29 septembre 2010

Vicence


Vicence, la ville de Palladio ! après beaucoup de détours dans une immense zone industrielle nous arrivons à notre hôtel sur le campo di Marzio à la limite de la ville historique, ici les rues sont piétonnes,  Vicence c'est Venise sans les canaux alors très vite on est séduit ce sera notre étape préférée.

Dernières images de Padoue

Après l'émerveillement de la chapelle des Scrovegni nous visitons l'église des Ermites, en partie détruite pendant la guerre, elle conserve les traces de fresques de Mantegna, un de mes peintres favoris.  Puis ce sera une dernière promenade dans le vieux Padoue  en passant par le baptistère, une pose Pizza après un coup d'oeil a de bien sympathique et terrestres nourritures un ristreto au café Pedrocchi  et  le départ pour Vicence.





GIOTTO

 
Les photos sont interdites mais comment résister, une vue d'ensemble d'un mur et un petit bout de la voute c'est cela le bleu céleste n'est-ce pas. J'aurai voulu photographier chaque scène ! En dehors de la révolution picturale le rayonnement de ce lieu est exceptionnel, l'accès est très règlementé, un quart d'heure dans un sas de verre, un quart d'heure dans la chapelle alors on a peur de ne pas tout voir ! On part du bas les faux marbres nouveauté pour l'époque, les grisailles des sept vertus, les vices sur le mur d'en face, l'Annonciation, les scènes de la vie du Christ et de la Vierge, alors on voudrait voir chaque visage, chaque expression. Pour la première fois dans l'histoire de la peinture ils expriment leurs émotions. En même temps quelle simplicité dans la composition, la cène, une pièce nue, quatre fenêtres, un banc, une table à peine visible, le Christ est excentré, pourtant il attire en premier notre attention. Amusant le disque noir des auréoles pour mieux mettre en relief les visages. Quelle simplicité dans la Nativité tout est concentré dans les regards de l'enfant et de la mère.  Fabuleuse création.

Venise

Cet aperçu de Venise avait vraiment quelque chose d'irréel et aussi de très frustrant un peu comme passer devant une vitrine y voir l'objet de ses désirs mais pour une raison quelconque ne pas pouvoir entrer dans le magasin.
Cela me rappelle l'anecdote racontée dans les mémoires d'André Guillot, chef de cuisine de maison bourgeoise , son restaurant, l'Auberge du Vieux Marly, fut à l'avant garde du renouveau de la grande cuisine. Il travaillait dans les années 20 chez le richissime et nonobstant  écrivain surréaliste  Raymond  Roussel l'originalité de cette personne est assez extraordinaire, à la mesure de son train de vie, il avait à son service trois chauffeurs, trois jardiniers, un maître d'hôtel, un valet de chambre, deux valets de pied, une lingère, une gouvernante et trois cuisiniers....Il ne faisait qu'un repas par jour, invariablement commencé à 12h30 et terminé à 17h ce repas se composait d'une quinzaine de plats tous des plus raffinés !!!  Raymond Roussel avait un yacht cela va de soi, un jour des amis exprimèrent le désir de voir les Indes, le voyage fut organisé et au bout de quelques semaines de navigation le cénacle arriva en vue de la côte de l'Hindoustan.
"Une dame demande : ou débarquons-nous ? et Mr Roussel de répondre : vous avez vu les Indes...nous repartons !!"
Cette histoire m'est revenue en mémoire dans le car en revenant à Padoue.... curieux non !!! 

28 septembre 2010

La fin du rêve

Après la Malcontenta la Brenta s'élargit, on croise d'autres embarcations, puis c'est l'estuaire, la lagune...
 puis Venise.




On remonte le canal de la Giudecca, passe devant l'église du Redentore : Palladio encore...

La douane de mer, la Salute, une rapide aperçue du grand canal, la place Saint Marc et on fait demi-tour...




On longe les Zattere...


 L'Eglise des Gesuati...
 Les glaces de chez Nico...
 Le rio San Trovaso...
Et la fin des Zattere... 
Et la fin du voyage, il faut se réveiller, un dernier regard sur la mer et nous rentrons par   car à Padoue. La seule question qui se pose, quand reviendra-t-on ? Demain sera encore un grand jour, nous avons rendez-vous avec Giotto.

suite

 Après la visite de la villa Pisani commence une partie de tennis une villa à droite une villa à gauche etc plusieurs centaines de villas parsèment les berges du canal. Construites entre le XVIe et le XVIIIe siècle elles étaient lieu de villégiature d'été pour les riches familles vénitiennes mais également une alternative économique au commerce naval grâce aux revenus des terres.




Pont tournant à la manière fauve !





Nous arrivons ensuite à la villa Widmann Ressonico. Le corps principal est flanqué de communs importants. exemple parfait de la double fonction de ces propriétés.




Et il y avait déjà des nains de jardin !
 On la découvre à travers les branches des saules pleureurs, chef d'oeuvre de Palladio, La Malcontenta : cube triangle colonnes tout est parfait ici pas de marbre mais pierre blanche, brique, stuc, terracotta, c'est beau c'est la perfection. Quant à l'intérieur un miracle  de lumière . 











Il manque  cependant les balustres des escaliers détruites par les soldats napoléoniens.