A revoir : la cuisson de la pâte un peu "just" la présentation est... rustique mais c'est un millefeuilles de campagne... la suite au prochain...il faut en remettre une couche....mais que c'est long à faire un feuilletage...
A thing of beauty is a joy for ever : its lovelyness increases, it will never pass into nothingness, but still will keep a bower quiet for us, and a sleep full of sweet dreams and health, and quiet wreathing. John KEATS
17 juillet 2011
16 juillet 2011
G. comme Génin
Il en parlait si bien que nous avons succombé, oui, un voyage à Paris avec deux objectifs apriori antinomiques, l'Olympia de Monsieur Manet et le millefeuilles de Monsieur Génin il y aurait aussi le déjeuner sur l'herbe et la serveuse de bock, l'union n'était donc pas contre-nature. Partis de banlieue via le RER, nous devions, dans cette visite éclair d'une journée, nous rassasier de peinture et savourer la fameuse création du maître pâtissier. Un constat tout d'abord, je ne m'étais jamais rendu compte à quel point Paris est une fourmilière, la vie aux abords d'un village de 300 âmes ne prédispose pas à la navigation dans les entrailles de la station les Halles point de départ de notre brève journée où nous débarquâmes à onze heures. Tranquillement nous gagnons le Louvre, nous avions deux bonnes heures devant nous alors pourquoi ne pas aller voir "Rembrandt et la figure du Christ" qu'ELLE évoque en précisant le peu de fréquentation, mais il faut entrer au Musée, côté Pyramide une queue rédhibitoire idem par l'entrée Rivoli. Nous étions désappointés. Midi approchant et le chocolat étant un bon remède au stress qui nous gagnait nous nous engouffrons dans la boutique de la maison du chocolat sise au carrousel puis nous gagnons les jardins des Tuileries pour une dégustation d'éclairs : chocolat noir, caramel, café. Comme ces petites choses peuvent être exquises dans la simplicité du duo crème pâtissière incomparablement onctueuse et néanmoins légère et le moelleux tout en finesse de la pâte à choux, aucune dissonance dans cette partition, quant aux parfums des crèmes une symphonie en gouts majeurs.
C'est sur un petit nuage que nous gagnons le Musée d'Orsay où, pendant plus de deux heures nous fumes au paradis. Comment résumer ce plaisir de découvrir ou revoir ces oeuvres, avec Manet il y a dialogue, on ne regarde pas on entre dans la toile, elles nous y invitent d'ailleurs, Olympia, Victorine du Déjeuner, les portraits, les visages, ils ne sont que signes, taches, couleurs, puis en un instant ils deviennent vivants. J'aime dans la technique de Manet la force de la touche, son mouvement, sa rapidité à poser, brosser la pâte sur la toile, puis vient la simplification, aller à l'essentiel : le torero mort, le fifre...
Et puis ces natures mortes, bouquets, l'asperge... toute en délicatesse...
Pourquoi ne peut-on pas s'approprier ces merveilles en le photographiant ?
Il était presque seize heures à notre sortie du musée, direction la rue de Turenne pour...
...le fameux feuilleté gâteau préféré de ma Dame.
Elle le choisira à la vanille, pour moi ce sera vanille framboise...
.... Alors ? Si j'évoque la force de Manet je dirai que nous sommes là dans la délicatesse dans la légèreté absolue, dans l'impalpable, c'est excellent mais on atteint presque à l'abstrait. Il doit y avoir dans le millefeuilles une dualité entre la légèreté de la crème et le croquant ou plutôt le craquant du feuilletage, là celui-ci est si aérien que nous ne la percevons pas. Mais pas d'inquiétude il n'en est pas resté la moindre miette. Quant aux chocolats goutés avec un thé légèrement fumé des plus suave ils sont incomparables et la boite achetée fut terminée avant la date de péremption. J'oubliais, un éclair solitaire qui s'ennuyait dans la vitrine m'a fait un clin d'oeil, il était intéressant de comparer avec notre essai de midi . Verdict léger avantage à la maison du chocolat, mais tout cela demande une nouvelle étude... à la prochaine expo!
Libellés :
Escapades,
Musées,
Paris,
pâtisserie,
peinture
14 juillet 2011
La prise du château ou souvenir d'un 14 juillet.
Durant quelques étés, dans les années 86/90 il y avait la montée au moulin : avec mes deux acolytes Marc et Pascal nous partions de bon matin de Bergerac pour rallier la maison de campagne après un jogging d'environ quinze kilomètres, ce trajet je le faisais l'été deux à trois fois par semaine mais dans l'autre sens c'est à dire en descente ce qui n'avait rien de comparable avec le parcours inverse qui empruntait la célèbre et mortelle côte de Tirecul ! La journée se poursuivait par une paella en famille et amis juste récompense de nos efforts matinaux. Cet été là l'évènement se déroula le quatorze juillet, nous en étions aux cafés et cigares, quand regardant depuis la terrasse les toits du château, nous évoquâmes le triste sort de Bridoire laissé à l'abandon par son propriétaire, il fut question de pillages, de vandalisme ; malgré l'accès difficile au corps d'habitation du château protégé par un aplomb important rien ne résistait aux prédateurs.
Est-ce la concordance du jour ou les effets d'un repas bien arrosé, quelqu'un évoqua la possibilité d'une prise de Bridoire et nous voilà partis pour escalader la falaise, seul accès possible à la cour du château le portail étant enfin cadenassé, l' opération fût épique et nous avons découvert l'étendue des dégâts il ne restait plus rien, plus de portes, plus de cheminées, plus de parquets, mais quel bon souvenir!
L'histoire de Bridoire est assez mouvementée, construit au XVe siècle c'est un joyau ignoré du Périgord, place forte huguenote, il subit les affres des guerres de religion, sous l'empire il devint la propriété de la famille de Foucault, ancêtre du père Charles de Foucault qui y passa sa jeunesse, puis il fut acheté par un ressortissant Suisse. En 1978 il est vendu à un avocat international d'origine sénégalaise qui entreprend de grosses réparations et notamment la réfection des deux hectares de toitures. Il séjourne avec son épouse à l'hôtel le château étant déjà pratiquement inhabitable mais, à chaque voyage, il découvre des intrusions et des pillages, finalement il délaisse ce bien. On dit alors qu'il ne sert que de prête-nom, on parle de Bokassa... Suite à l'intervention d'une association de sauvegarde le château est classé monument historique, l'état procède à une expropriation et sécurise les bâtiments en 2003. Il propose au département l'achat pour l'euro symbolique mais l'étendue des travaux provoque un refus si bien que le château est mis en vente en début d'année. Hier le nom du nouveau propriétaire a été dévoilé, il possède déjà le château de la Ferté saint Aubin dans le Loiret et projette de restaurer Bridoire pour l'ouvrir à la visite, cette décision met un point final au projet de golf proposé par un autre investisseur, il est vrai que le splendide complexe des Vigiers n'est qu'à quelques kilomètres. MAIS l'expropriation ne concerne que les bâtiments, les terres restent la propriété de l'héritier de l'avocat décédé qui de plus a fait valoir son droit de rétrocession...valable 30 ans... l'histoire mouvementée de Bridoire risque de se poursuivre.
11 juillet 2011
Blue
Ce soir la lune ressemble à une tête de Brancusi, les pétunias s'endorment, les agaçantes ont pris le bleu du ciel et les daturas exhalent un parfum troublant... la piscine m'appelle... on ne résiste pas... c'est le plus envoutant moment de la journée.
10 juillet 2011
8 juillet 2011
3 juillet 2011
Harmonie du soir.
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!
Charles Baudelaire
Le Coucher du Soleil Romantique
Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour!
Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve!
Je me souviens!... J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon!
Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons;
Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.
Charles Baudelaire
Inscription à :
Articles (Atom)















