5 juin 2016

Je vois Giorgione partout


Dans "Se perdre dans Venise" René Huygue écrit à propos de Giorgione : Il fait passer la peinture de ce qui se voit à ce qui se sent et à ce qui se sent en soi-même et en soi seul...  Puis de La tempête : Ce qu'il y a évidemment de magnifique et de surprenant dans un tableau comme celui-là, c'est qu'on peut perpétuellement rêver devant lui et se demander quel en est le contenu intérieur, quel mystère l'habite... Quelle que soit l'interprétation, ce qui compte, c'est précisément ce pouvoir de rêverie qui émane du tableau ; on y pressent le secret du peintre lourd de ses songes, mais ils émeuvent en nous des songes fraternels.


En prenant cette photo j'étais bien loin de penser à Giorgione et à ce tableau  fascinant, admiré et interrogé encore cette semaine et pourtant je trouve qu'elle traduit les mêmes réflexions, qu'elle pose les mêmes questions sur la vie le temps qui passe... un jeune couple dans la gondole exprimant le bonheur d'une vie à son zénith qui vogue vers son destin, l'immobilité du vieil homme perdu dans ses pensées  au crépuscule de la vie. Que transmet-il à ses deux petites filles, sans doute la connaissance et l'amour de la beauté de Venise. Des existences qui se croisent et s'ignorent.  Certainement la photo la plus émouvante de ce voyage.

4 juin 2016

Retrouver Venise...

Puis le mirage se matérialise  coupoles et clochers mille breloques  de la ville courtisane...

3 juin 2016

Retrouver Venise

L'eau, le ciel et cette mince ligne de terre... promesse, la vie improbable est là-bas.

1 mai 2016

Encore du bonheur au bout des doigts.

La tradition est respectée pour le muguet et tout à l'heure ce sera l'omelette à l'aillet et son verre de vin blanc qui garantissent une bonne santé pour l'année, pour cette fois j'aurai double portion... au moins.

21 avril 2016

Un nouveau printemps...

On l'attend chaque année avec impatience, la floraison  des pivoines en arbres est ce printemps particulièrement somptueuse, que de grace et de fragilité dans ces fleurs ! Il faut vite, aux premiers  rayons du soleil en saisir toute la délicatesse en suppliant le ciel de ne pas trop vite les faner. 
Me vient alors en mémoire ces quelques vers de Cyrano...


Comme elles tombent bien
Dans ce trajet si court de la branche à la terre
Comme elles savent mettre une beauté dernière
Et malgré leur terreur de pourrir sur le sol
Veulent que cette chute est la grace d'un vol.


Les convovulus qui les entourent amortirons la chute !
Quant aux roses de Banks elles semblent encore un peu frileuses.


Dans le verger je rêve au temps des cerises, au soleil de juillet...

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles...
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...


Pourquoi , en croisant ces orchidées penser à Verlaine ?

Qu'il était bleu le ciel et grand l'espoir !
L'espoir a fui vaincu vers le ciel noir.
tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.


Combien de printemps encore à venir ?

10 avril 2016

Coulée blanche.

Juste pour dire que le printemps arrive et oui on est encore là.


17 janvier 2016

Les visiteurs du jour.

Est-ce à cause des premiers froids ? en ce début d'après-midi  deux faisans nous ont rendu visite, pas sauvages pour deux sous, après un coup d'oeil ils ont repris leur paisible promenade, demain ce sera peut-être un chevreuil qui comme la semaine dernière viendra se fourvoyer sur la terrasse mais là pour la photo c'est une autre paire de manches !!!