8 juin 2014

Le radeau de la Méduse.

Version animalière !
Cette nuit l'orage a donné quelques frayeurs aux habitants du jardin qui dans cette circonstance se retrouvent souvent dans la piscine. Le matin il faut évacuer les victimes mais ce matin il y avait un survivant !


4 juin 2014

Tomoaki Suzuki au CAPC ex entrepots Lainé

En voyant mon billet sur la dernière exposition du CAPC mon compatriote Cyrano n'aurait pas manqué de dire "Ah non c'est un peu court jeune homme"...
Pour le jeune homme, impossible d'y remédier, par contre, sans varier le ton il était possible d'en dire bien des choses.
Sur le lieu tout d'abord,  avec ses murs bruns,  il ressemble à un monstre échoué sur le bord du fleuve, corps momifié de ce qui fit la richesse de la ville le commerce colonial.
 



Dans cette nef à l'architecture minoenne  s'entassaient les bois précieux, les pièces d'indiennes de coton, les sacs d'épices de sucre et de cacao on y roulait les vins en partance ou en retour des iles, on y sentait le poivre et la vanille. Nul chant dans cette nef sauf peut-être celui si triste et poignant des derniers esclaves victimes  du commerce triangulaire.  


Aujourd'hui ce ventre de la ville,   vidé de ces viscères, lavé, décapé, désinfecté des miasmes du passé colonial est devenu un lieu de l'esprit où entrent se posent puis s'en vont  les idées, les rêves, parfois les cauchemars d'artistes contemporains.  


Quinze petits humains, pas plus hauts que trois pommes posés sur ce sol noir et brillant comme sur le magma pétrifié des vies antérieures des lieux, quinze bois sculptés semblant des brindilles oubliées des milliers de grumes du passé, quinze solitudes voulues par l'artiste chacun ignorant l'autre. Quinze représentations d'hommes et de femmes bien vivants   présents dans  un passé figé à jamais
Silence, un par un, pas plus de quinze à la fois, les visiteurs entrent,   ils s'approchent, géants patauds, se penchent, intrigués et curieux, alors ils voient la finesse du travail de l'artiste, le rendu parfait des matières et puis, et puis ils prennent des photos et s'éloignent. 

J'ai assisté à ce ballet avec un sentiment assez déplaisant pensant à ces phénomènes de foire nains, siamois, femmes à barbe qui attisaient la curiosité morbide de nos grand-parents, je songeais alors à cette autre figurine loin là-bas, vieille courtisane trop fardée couverte de pierreries, d'autres géants  la frôlent, monstres aux milliers d'yeux qui scintillent et crépitent sans relâche  elle s'appelle Venise elle en perd son âme.
















22 mai 2014

Au pays de lilliput


"Saisissantes silhouettes hiératiques de 54 centimètres de haut, les sculptures de l'artiste japonais Tomoaki Suzuki évoquent les modes de vie et styles vestimentaires contemporains tout en réactualisant les traditions millénaires orientales de la sculpture sur bois.
Le CAPC accueille dans sa nef une vingtaine de sculptures de l'artiste réalisées entre 1999 et 2014, et provenant des quatre coins du monde. Si Tomoaki Suzuki fait «de la photographie en sculpture» — entendez de la sculpture réalisée à l'aide de la photographie — c'est parce qu'il est immergé dans la culture des magazines et qu'il travaille depuis et dans le monde des images. Tel le promeneur au XIXe siècle, il observe les faunes lookées des grandes villes, notamment celles de Londres où il vit depuis 1999, et porte un regard anthropologique sur les codes urbains, interrogeant à travers son travail leur impact sur nos vies tout comme leur côté éphémère. 
Avec une petite cinquantaine de sculptures à son actif qui, lorsqu'elles sont montrées à plusieurs ne se regardent jamais, Tomoaki Suzuki aborde, à l'ère des réseaux sociaux, la question de l'être-ensemble, vu ici entre connexion et isolement, sérieux et dérision.
Dispersées dans la nef du CAPC, ces œuvres de petite taille magnifient magistralement les proportions piranésiennes du lieu. On aurait pu les imaginer perdues sous la vaste et robuste nef de l'entrepôt Lainé. C'est tout le contraire. En affichant leur solennité avec aplomb — elles sont posées debout à même le sol — ainsi que leur indifférence au monde — ce que leur regard vague traduit — ces petits «aliens» détaillés invitent naturellement le visiteur à se mettre à leur niveau. Une fois à terre, le visiteur fait alors face à une «communauté», une communauté qui a valeur d'œuvre parce qu'elle parle, du fait de l'indifférence des sculptures entre elles, de la destruction même de la communauté."

CAPC







Une autre façon de relire les voyages de Gulliver ?




21 mai 2014

O Rage

15h 50

15h 55

16h

17h 30

10 mai 2014

Roulés dans la farine

Non ce ne sera pas une recette de gâteau mais une réaction un peu épidermique à une "information" que je découvre à l'instant sur la page d'accueil de mon serveur.
Est-ce une humeur chagrine suite à quelques contrariétés de ces derniers jours ou le sentiment qu'à la fin trop c'est trop, mais pour quoi nous prend-on ?
Expliquez moi,  sommes nous entrés dans une nouvelle ère des mathématiques.
Quinze personnes vont à l'ONU en business-class et logent dans des palaces pour une facture d'un million d'euros (quand même) soit un coût unitaire de 66 666 euros. Dorénavant ils ne seront plus que dix en classe touriste et hôtel moyenne gamme pour 800 000 euros global soit 80 000 euros par tête de pipe...
Je ne vois que possibilités : les tarifs sont de plus en plus mal négociés ou la session doit durer plus longtemps !
Dans ce même article j'apprends...
Mais cela va créer de fâcheux incidents diplomatiques ! Pensez à la réaction de Mr Poutine si lors de son prochain voyage on lui sert les restes des bouteilles entamées pour le Président de la Chine !
Pour avoir eu plusieurs employés partis travailler "au château" je connais l'effarant gaspillage et le coulage qui s'y pratique, y mettre un bémol est une bonne chose  mais par pitié pas en nous faisant croire qu'on y parvient par des économies de fonds de bouteilles.
Le plus désolant reste la diffusion d'un tel document, décidé par qui ? vraiment on nous roule dans la farine.
Je précise que ce blog est et reste apolitique, qu'il respecte les croyances religieuses, les opinions et goûts de chacun dans tous les domaines.
Concluons en musique Mr Ventura.



27 avril 2014

Noceurs d'or !

27 avril 1964... 11 heures, mais que faisaient-ils donc ?