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14 avril 2018

Un jour pas tout a fait comme les autres.

C'était ce onze avril, ma Dame fêtait son dernier sept... non non il n'est pas question de tennis mais d'un anniversaire où pour la dernière fois figurait le chiffre sept...
Une journée paisible agrémentée par un sympathique déjeuner au Bistrot d'en face, nouveau et très bon restaurant bergeracois...





Et pour marquer l'exceptionnel de la journée quelques volutes d'un de mes  derniers havanes...


Quelques sourires de cette dernière année au chiffre 7...








 Petite erreur celle-ci est du tout premier chiffre 7...

Bon anniversaire à la Dame que j'aime.




7 septembre 2015

A une amie qui s'en est allée.


Une amie lectrice de ton blog a écrit un jour "l'écrit peut-il soigner la peine ?" alors depuis quelques jours j'ai  grand besoin d'écrire, de t'écrire, mais que c'est difficile, tu es là assise devant moi, avec ce sourire un brin narquois devant ce chemin de lumière...  Je te dirai donc simplement merci pour tous ces articles car c'est par eux que nous nous sommes connus. Bon sens et déraison, sur ces deux rails de la pensée tu m'a fait voyager de part ton monde, impossible d'évoquer toutes les escales, des quatuors à la mique périgourdine, des scènes d'Orange aux pâtisseries juives de Rome, le soleil se couchant sur le phare de Cordouan et la cuisson raffinée des palombes, tu m' a fait voir des films que je ne verrai jamais, comprendre des tableaux que j'avais mal regardés mais surtout  tu m'avais donné ton amitié.  Merci Nicole tu resteras toujours dans mes pensées.

10 avril 2015

Barcarolle

Le temps fuit et sans retour
Emporte nos tendresses
Loin de cet heureux séjour
le temps fuit sans retour



20 mars 2015

Le jour de l'éclipse.

Annoncée presque totale, pour nous elle fut complètement invisible !
Les seuls à se frotter les mains et les yeux sont les fabricants et vendeurs de lunettes spéciales... à ranger jusqu'en 2080 on a le temps d'ici là de s'éclipser !
Alors, peut être est-ce le bon jour pour que ce blog lui aussi s'éclipse : quand l'envie et le plaisir ne sont plus présent ne vaut-il pas mieux s'absenter...
Peut-être... le soleil revenant... QUE SERA SERA....



2 janvier 2015

Un bon début d'année.

Une nouvelle année commence, que sera-t-elle ?  sans doute avec sa part de joies et de tristesses mais en ce premier matin la nature nous offre une image toute en délicatesse et malgré un petit -4 degrés toute en douceur.



 J'ai un peu... allez... beaucoup abandonné non seulement ce blog mais les lectures des blogs amis au cours des mois écoulés, ma première résolution pour 2015 est de secouer un peu le "vieil arbre" et de reprendre le cours des histoires de la famille, de ma vie, des voyages à venir et des instants de beauté que j'espère encore saisir et partager avec vous.

1 février 2014

La Pieta Rondanini L'oeuvre ultime.

Il faut parcourir maintes salles, croiser des foules de Madones, des Saints en saintes conversations, des chevaliers en armure, un diable  sortant de sa boîte  avant de trouver la salle. Il faudra traverser une forêt de marbres, statues et gisants, avant de découvrir l'écrin qui l'isole de ce monde de l'achevé car elle est d'une autre nature, marbre à l'état de sable, flocons de neige sur fond de crépuscule, faible croissant de lune sous dans un ciel sans étoiles, elle est l'inachèvement, l'image de l'impuissance, de l'épuisement  de la création.
Lui, un scénographe un rien sadique a placé sa tête tourmentée sur une maigre étagère, sculpteur sans corps, sans bras, réduit à contempler l'oeuvre qu'il n'a pas, n'a pu achever.





Nous sommes en ces premiers  jours  de février 1564, l'hiver est rude même à Rome, il est vieux, il est seul, il a vu partir ses amis, son fidèle serviteur Urbino, il souffre de la terrible maladie qu'est la vieillesse,  le corps devient rebelle à la pensée refusant l'action. Pourtant cette nuit encore il coiffe  son étrange chapeau  de carton munie d'une bougie et se campe devant ce couple mère et fils, lui gisant glissant vers le tombeau elle le soudant à son corps comme dans un ultime refus de l'inéluctable.  Cette oeuvre ornera son tombeau puisqu'il a brisé la précédente par dépit, de rage de ne plus pouvoir, de ne plus savoir.


Il hésite, il ne sait plus,  il ne peut plus, il est loin le temps ou il faisait bondir des corps captifs triomphant du marbre, il travaille un peu ce torse sans muscles, cette tête qui lui ressemble puis abandonne. Elle restera ainsi étrangement émouvante.  
Le doigt divin de la Sixtine pince la flamme de la vie, s'élève une volute de fumée : Pièta dernière oeuvre de Michel-Ange.



2 janvier 2013

Finir et commencer en beauté.


Quand on est perdu au milieu des vignes en haut de notre colline périgourdine quoi de plus agréable que de pouvoir profiter grâce à la télé et surtout à Mezzo des spectacles et concerts des meilleures salles mondiales, nous n'avons donc pas manqué Cécilia Bartoli nous régalant lundi des bis de concert toulousain que j'évoquerai dans les prochains jours.
La voila telle qu'en elle même sa joie de vivre éclate plus brillante que jamais, plus facile à photographier qu'à Toulouse nous rappelant les joies de ce merveilleux concert du 18 décembre.



Puis si je n'ai écouté que d'une oreille distraite les traditionnelles valses du concert du nouvel an viennois j'ai beaucoup aimé la très belle retransmission du concert de la Fénice, une autre réminiscence de notre voyage d'octobre. profitez-en il n'est visible que pendant une semaine via Arte 7 .

18 octobre 2012

Venise à vendre...

Choisir d'y vivre sous les toits...

Ou bien au ras de l'eau...

Près d'un canal tranquille... 

Loin de la foule... et des embouteillages...

Mais pour cela il faut encore travailler... reconversion  ????

14 octobre 2012

Baptême Vénitien

Dans le programme de ce voyage il était prévu une nouvelle visite au musée de l'académie, je voulais revoir "La tempête" de Giorgione à la lumière de mes dernières lectures sur ce tableau qui suscite de multiples interprétations. La dernière en date évoque une représentation du baptême du Christ, la femme allétant l'enfant serait la Vierge Marie et le jeune homme sant Jean-Baptiste, la ville Jérusalem et l'éclair déchirant les nuages la foudre divine détruisant l'idolatrie.


Avant l'immersion dans le monde de Giorgione j'en ai expérimenté une autre beaucoup moins agréable. Il est, calle cerchieri où nous logions, un corte charmant, un joli puits fleuri et un sotoportego ou quelques marches descendent vers le canal. Tentant tout cela, j'y vais donc seul un matin pour mitrailler l'endroit : l'ensemble,  le puit et la treille, et  le canal ? première marche, on n'en voit pas assez, deuxième, c'est mieux, troisième... bonjour les dégâts .. Je glisse sur le sol humide et me retrouve à demi couché sur la marche, mon poids m'entraine sur la suivante, il n'en reste plus qu'une à laquelle je goûte... heureusement un bateau passe et s'arrête, j'en fais autant puis sans me lever je remonte en terre sèche et rentre à l'appartement vert de peur et d'algues. Tout cela pour expliquer le symbolisme des trois prochaines photos.



Heureusement j'ai évité ça....

Ou ça !



24 octobre 2011

PERSEE jusques au fond du coeur...


  Persée de Cellini resplendit sous le soleil matinal, il est éblouissant, tout l'art tout l'esprit de la Renaissance à son apogée sont rassemblés dans ce bronze. Plus encore que le David je suis fasciné par cette oeuvre. Elle dégage une aura extraordinaire et tant d'interrogations. Son auteur tout d'abord, Benvenuto Cellini, orfèvre, sculpteur, écrivain  mais aussi voleur et meurtrier à l'existence hors du commun, connue et sans doute enjolivée à travers son autobiographie . Il revient à Florence après un séjour en France à la cour de   François 1er, Cosme de Médicis lui commande alors cette statue prévue d'abord en marbre mais qu'il réalisera après bien des vicissitudes en bronze, de moindre dimensions, trois mètres tout de même,  présentée sur un socle de marbre de même hauteur. Cosme 1er avait voulu le Persée en opposition à la Judith exécutée par Donatello pour la famille Médicis, mais devenue ensuite le symbole de leur chute. Il devait représenter la restauration de leur pouvoir  en même temps qu'une mise en garde contre toute nouvelle  rébellion. Ce devait être la victoire du bien contre le mal. Mais alors pourquoi la tête de Méduse est l'exacte réplique de celle de Persée, même forme de visage, même nez, même yeux baissés, les boucles des cheveux de l'un sont identiques aux serpents de l'autre...Persée le héros, Méduse le monstre ne font -ils qu'un ? Il y a aussi cette fabuleuse impression du corps ailé de Persée semblant jaillir de celui tordu de Méduse dont le corps morcelé a la vitalité du serpent, le bien pourrait-il naître du mal  ? Et si cette oeuvre n'était autre que la représentation de son auteur et de son art ? N'est-il pas curieux que le seul vêtement porté par ce corps splendide soit un ruban gravé du nom du sculpteur ? L'art peut dénoncer et être plus puissant que l'épée. Ce  Persée au visage innocent, éphèbe au regard baissé indifférent à son acte peut reprendre son vol, il a rendu Benvenuto Cellini immortel.