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4 octobre 2009

et ses jardins pour clore ce voyage


L'Alcazar


Passé la porte del Leon on remonte le temps c'est un monde de raffinement: murs de dentelles, stucs colorés, bassins, marbres des colonnes, azuleros... C'est aussi un merveilleux exemple de création commune d'artistes musulmans juifs et Chrétiens. Le West-Eastern Divan Orchestra a bien sa place à  Séville


Patios à Séville



La casa de Pilatos

Après une longue promenade sous un soleil éclatant nous sommes arrivés à la Casa de Pilatos


Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
          Luxe, calme et volupté.  

La Cathédrale de Seville





3 octobre 2009

Cante Jondo

Ce chant est un « balbutiement, une émission plus haute ou plus basse de la voix, une merveilleuse ondulation buccale qui brise les cachots sonores de notre gamme tempérée, qui ne rentre pas dans la portée rigide et froide de notre musique actuelle, et ouvre en mille pétales les fleurs hermétiques des demi-tons...
C’est un chant sans paysage, et par conséquent concentré sur lui-même et terrible, au milieu de l’obscurité… Dans la Siguiriya gitane la mélodie pleure comme pleurent les vers... l’amour et la mort… »  . Federico Garcia Lorca
 Quel bonheur nous avons eu ce premier soir de découvrir par hasard ce spectacle au musée du Flamenco. Dans un cadre superbe, patio du musée, nous étions une vingtaine de personnes seulement un rêve retrouvé sur youtube.


2 octobre 2009

CARMEN.......TOooO Reee Adorrr ........ Prends Gaaa arde

SEVILLE 2008



Séville a toute la pétulance et le bourdonnement de la vie : une folle rumeur plane sur elle à tout instant du jour ; à peine prend-elle le temps de faire la sieste. Hier l'occupe un peu, demain encore moins, elle est toute au présent ; le souvenir et l'espérance sont le bonheur des peuples malheureux, et Séville est heureuse .... Th Gautier.
Séville est toujours heureuse...ça bouge, ça chante, ça danse, ça va de bar à tapas en bar à tapas, ça embarque les touristes en calèche,  ça peint les palais aux couleurs de l'Espagne, rouge jaune rouge encore jaune à nouveau et puis ça carillonne en haut de la Giralda alors on cligne des yeux, le ciel est plus bleu que bleu la brise apporte le parfum des orangers, on est devenu sévillian on est heureux.

Andalousie suite

Cordoue, deux jours une nuit comme disent les voyagistes ! L'arrivée a été aussi mouvementée qu'à Grenade notre hôtel étant, encore une fois,  situé  au coeur du problème, dans la vieille ville  et proche de la Mezquita. Cette nuit à Cordoue devait être digne des califes, c'était du moins le nom de la "formule" que nous avions réservée dans cet hôtel aménagé dans un ancien palais mais rien n'était parfait ! La chambre, mélange réussi d'ancien et de moderne était immense, le lit à l' échelle , la salle de bain pharaonienne et l'odeur d'égout qui s'en dégageait très désagréable...après avoir fait couler les robinets des deux lavabos de la douche et de la baignoire nous avons pensé que le problème serai résolu et nous sommes partis à la découverte de la célèbre mosquée.
Forêt de colonnes, légèreté, joyau de l'art mauresque, que dire de plus ? encore une fois on est surpris par le contraste entre la sévérité, la rudesse des murs extérieurs et la magnificence de l'intérieur. Nous avons terminé l'après-midi par une promenade le long du Guadalquivir puis retour à notre chambre en traversant le quartier de la Juderia. L'odeur été toujours présente, trop tard pour changer de chambre, mais qu'importe un dîner de calife nous attentait . Ce ne fut que déception tant qu'à l'atmosphère du lieu, froid et impersonnel,  que dans la qualité des mets. Trop c'était trop de rester plus de deux heures à table pour trois plats !!!
Le lendemain, le petit déjeuner fut pantagruélique et très raffiné le calife était enfin arrivé !!!
Cordoue ouvre une semaine par an ses patios privés au public, nous sommes allé de l'un à l'autre tantôt grandiose tantôt minuscule mais toujours reflétant l'amour des fleurs. Que de petites merveilles là est l'âme andalouse sol y sombra rouge des fleurs bruissement de l'eau chant des guitares...
No tienne mas notas la guitarra mia     Federico Garcia Lorca

1 octobre 2009

Cordoue






2008 le récit des voyages

Avril une escapade andalouse, avion jusqu'à Séville, location de voiture, départ pour Grenade, là les choses se compliquent, deux tours de ville pour trouver l'hôtel situé dans une rue piétonne. On décharge les bagages, on gare la voiture dans un sous-sol d'accès improbable et la première journée se termine par un repas banal en terrasse. Le lendemain matin visite de la cathédrale et en route pour l'Albaicin: merveilleuse  montée à travers ruelles pavées, patios entrevus, maisons blanches, cyprès  et  bougainvilliers  jusqu'à la place San Nicolas splendide belvédère  d'où l'on découvre la colline de l'Alhambra et la Sierra. Assis sur un muret, face à l'église, un groupe de jeunes gens chante et joue de la guitare -petit moment magique- le chant flamenco emplissait l'espace tout était en harmonie, le temps s'arrête c'est "le moment d'éternité".
L'après midi visite de l'Alhambra, à la sévérité et à la puissance de l' Alcazaba succède le raffinement des palais nasrides mais que de monde quelle foule, un peu de calme dans les jardins à la découverte du petit palais du Partal, puis c'est la montée vers le Generalife autre merveille bruissement des eaux, éclat des couleurs, beauté des lignes...  y rêver à deux au crépuscule...
Le soir, retour aux nourritures  terrestres autour d'une dégustation de jamon !!!!
Demain nous partirons pour Cordoue

30 septembre 2009