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14 avril 2018

Un jour pas tout a fait comme les autres.

C'était ce onze avril, ma Dame fêtait son dernier sept... non non il n'est pas question de tennis mais d'un anniversaire où pour la dernière fois figurait le chiffre sept...
Une journée paisible agrémentée par un sympathique déjeuner au Bistrot d'en face, nouveau et très bon restaurant bergeracois...





Et pour marquer l'exceptionnel de la journée quelques volutes d'un de mes  derniers havanes...


Quelques sourires de cette dernière année au chiffre 7...








 Petite erreur celle-ci est du tout premier chiffre 7...

Bon anniversaire à la Dame que j'aime.




22 août 2017

Réaction !


Huit mois, huit mois sans le moindre billet, sans la moindre nouvelle, huit mois un tantinet nuageux ?
Disons brumeux, la tête et le corps dans la maladie et cette chimio mensuelle,  déjà onze séries de traitement,  qui vous laisse  à l'état de pantin désarticulé... Dimanche une soixante dix septième piqure  passée presque sans  douleurs, mais plus important,  cette sensation  ressentie le matin en partant faire quelques courses au village : comme un voile qui se déchire, une force qui revient, une détermination qui s'affirme, stop, ça suffit, on oublie tout, on regarde le ciel si bleu et on vit comme avant. Basta la maladie, comme cet avion sortant du nuage voguons à nouveau dans un ciel pur.
J'ai arrêté la voiture, branché le portable, sélectionné le lecteur  sur ce "par ici et par là" qui renferme toutes ces chansons qui m'ont ému depuis mon enfance et je suis reparti tout heureux en compagnie de Piaf, Mouloudji, Becaud, Ferré,  Montand, Presley, Pat Boone, Brel, Sinatra, Montero, Shirley Bassey, Simply Red, Cock Robin et tant d'autres.
Chaque titre évoque un souvenir ou une période de ma vie, la chance d'avoir assisté à un des derniers concerts de Piaf, écouté Shirley Bassey à Londres côtoyé tous ceux qui séjournaient  à l'hôtel lors des fantastiques spectacles des foires expositions.
Pourquoi cette réaction salutaire, ici et maintenant, comme dit notre coach de yoga ? Une semaine chargée en émotions, heureuses et tristes peut-être , maintenant il  reste à cultiver cette Renaissance, reprendre la plume sur ce blog oublié et pour ceux qui y passent encore mais surtout pour la famille les amis et moi y relater le quotidien mais aussi les vies de ceux qui sont partis.
A bientôt pour évoquer ma cousine Anette, mon oncle Guy, Taty-Mamie et Venise bien sur avec un voyage prévu pour octobre.
Ainsi va la vie n'est-elle pas ce que l'on en fait ?


27 octobre 2016

Immigration, intégration, et mes observations... du temps passé !

Je voulais pour cet article retrouver une photo du personnel de l'hôtel prise le jour du mariage de mes parents en 1938, impossible de mettre la main dessus mais en définitive, celle-ci pris dans les années soixante convient aussi.
Un journal aussi sérieux que le Sud Ouest oserait-il aujourd'hui un tel titre et pourtant ces cinq récipiendaires figuraient sur la photo de 1938 et quatre d'entre eux fêtèrent leurs 50 ans de présence dans l'entreprise. Quel rapport avec l'immigration direz vous ? Hector était italien et a gardé sa vie durant son accent chantant inimitable, Leonce était fils d'une espagnole qui parlait à peine le français. Sur la photo de 1938 figurait Stanis une russe et Ignace un polonais sans oublier Victor dont l'accent slave était aussi excentrique que le baise-main quotidien à 'la patronne" ma grand-mère, la seule à être qualifiée ainsi, les autres membres de la famille n'ayant droit qu'à l'utilisation de leurs prénoms ! J'oubliais Basile, jeune espagnol entré apprenti cuisinier sous la férule de mon grand-père qui termina chef avec mon père. Tout ce petit monde vivait en parfaite harmonie, sans aucune réflexion sur leurs origines ou religions, ils ont fait face et lutte commune durant les années d'occupation à la barbarie qui a ensanglanté la région. C'était une autre époque, une mentalité différente, une vie entre soi loin du matraquage médiatique dans lequel nous vivons. Une vie laborieuse sans nul doute mais me semble-t-il plus heureuse.

26 octobre 2016

Etat des lieux...


Il y aura sept ans dans quelques jours un sympathique chirurgien bordelais m'extirpait  trente centimètres de colon et en prime une grosse tumeur cancéreuse. La vie a vite repris sont cours, rythmée pendant cinq ans par quelques scanners puis début 2015 j'ai eu le bonheur d'apprendre ma totale guérison. Pourquoi alors avoir posé cette fâcheuse question :"oui celui-ci est guéri mais un autre peut-il survenir, d'une autre forme, sur d'autres organes... " et bien sur la réponse fut positive...
Mais tout allait bien, cependant au début de l'été un état de fatigue  inhabituel  entraina une batterie d'analyses qui révélèrent une baisse de plaquettes sanguines inquiétante, du généraliste je  passais à l'hématologue,  ce printemps une ponction de moelle osseuse révéla la nature du mal : une leucémie
myélomonocytaire.  
Voila depuis avril je sais que ma moelle n'en fait qu'à sa tête , elle fabrique le sang à sa façon, trop de monocytes pas assez de plaquettes, je l'imagine comme la machine de Charlot  dans les temps modernes...
Après encore trois mois en observation la haute autorité médicale a décidé de commencer en octobre un traitement, une semaine complète de piqures journalières et trois semaines de vacances. Ces piqures doivent être faites en service d'hématologie, c'est donc trois heures de trajet global pour cinq minutes d'intervention.  
Est-ce une chimio docteur ? en quelque sorte Monsieur mais à ce point légère qu'il n'y a aucun risque de chute de cheveux !!! vu ce qui me reste c'est loin d'être ma priorité.
Voila donc une nouvelle bataille qui commence, tout ça sent un peu la guerre des tranchées... comme disait mon grand-père c'est parti comme en 14 mais la je ne souhaite qu'une chose, que ça dure au moins quatre ans... J'ai oublié de préciser que cette leucémie ne guérit pas, on la soigne sans la guérir, le traitement est donc permanent... s'il marche...
Allez je vais suivre les conseils de Snoopy !!!!! et promis, écrire à nouveau sur les bonheurs passés et à venir.



24 décembre 2015

Noels d'antan et d'aujourd'hui.

O  temps suspends ton vol....


Noel 1972 Frédéric et Philippe


Noel 2015...


Un heureux et joyeux Noel à toutes et à tous.

21 août 2014

Quand l'orage se joue du tour.


Ce serait la fête le tour passait sous nos fenêtres, enfin presque alors on a fait des invitations, venez faire un tour il fera beau, du soleil plein la tête un bon verre à la main.
Mais cet été n'est pas sportif alors c'est sous les parapluies qu'avec mon cousin, un ami et mon petit-fils nous sommes partis au bord de la route pour les voir passer... et bien je vous assure ils passent vite  et entre la pluie battante,  les coups de tonnerre et les éclairs et les éclaboussures des motos nous n'avons pas vu grand chose. Enfin si le soir on s'est vu à la télé !!!!!!





19 août 2014

ça marche.

Un peu surprenant comme prescription : "marchez une bonne heure tous les jours et vous verrez que tout ira mieux" C'était, il y a quelques semaines, la recommandation   d'un médecin ostéopathe consulté  pour une ribambelle de douleurs, pieds qui se nickellent, genoux qui grincent, hanches qui coincent et mental descendu au niveau des orteils bref, moral et physique allant de pair j'ai traversé immobile cette fin de printemps. J'ai donc ressorti des cartons les vieilles  NB 991 chères à Steeve Jobs il faut l'avouer, sans grandes convictions, puis pris au jeu les vingt minutes du premier jour passèrent à quarante le lendemain puis à soixante... minutes sur nos petites routes de campagne.


Le parcours modérément vallonné offre une belle variété de paysages,  sous-bois tigrés  de lumière remplis de chants d'oiseaux où de curieux vestiges  semblent figer le temps. J'y respire l'humus et la promesse des futurs champignons.




Puis le soleil quand il veut bien, illumine les champs de tournesols, coulée de cadmium  qui précède celles d'or que donneront ces vignes au garde-à-vous, alignées pour la parade des prochaines vendanges.






Puis à nouveau l'ombre des bois propice aux bruyères






C'est un parcours  pour solitaire, peu d'habitations mais qui s'inscrivent  parfaitement dans ce paysage si harmonieux. 



 Et si une petite faim se fait sentir les mures me font les yeux noirs et doux !



Les premières sorties furent très ludiques, le nez au vent, humant les foins coupés, l'oreille attentive aux chants des oiseaux, l'oeil aux aguets s'émerveillant au passage de chevreuils... puis on regarde la montre, on charge un coach sur l'iphone... et la promenade devient de plus en plus sportive mais je la recommence chaque jour de bon coeur. N'était-ce pas le but ?





27 avril 2014

Noceurs d'or !

27 avril 1964... 11 heures, mais que faisaient-ils donc ?


11 novembre 2013

Que l'intendance suive...

Pendant la guerre de 14/18 mon grand-père Maury avait abandonné ses fourneaux Bergeracois pour ceux beaucoup plus aléatoires des tranchées de Verdun. Je ne sais si cette photo ( il est au milieu du groupe une serviette sur le genou) a été prise entre deux  batailles, entre deux approvisionnements, mais j'aime y voir, au milieu de cet enfer,  l'image de quelques instants du plaisir de vivre  qu'il avait pu  apporter à ses compagnons.