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2 janvier 2013

Finir et commencer en beauté.


Quand on est perdu au milieu des vignes en haut de notre colline périgourdine quoi de plus agréable que de pouvoir profiter grâce à la télé et surtout à Mezzo des spectacles et concerts des meilleures salles mondiales, nous n'avons donc pas manqué Cécilia Bartoli nous régalant lundi des bis de concert toulousain que j'évoquerai dans les prochains jours.
La voila telle qu'en elle même sa joie de vivre éclate plus brillante que jamais, plus facile à photographier qu'à Toulouse nous rappelant les joies de ce merveilleux concert du 18 décembre.



Puis si je n'ai écouté que d'une oreille distraite les traditionnelles valses du concert du nouvel an viennois j'ai beaucoup aimé la très belle retransmission du concert de la Fénice, une autre réminiscence de notre voyage d'octobre. profitez-en il n'est visible que pendant une semaine via Arte 7 .

29 janvier 2012

4 décembre 2011

En entendant le Messie

Je sais le titre sent le Vermot mais il était en concurrence avec "Un Messie crucifié" Alors...
Pour les analphabètes musicaux de ma génération dont je fais partie Haendel se résumait à trois oeuvres : Water Music Feux d'artifices et le Messie, tous trois figuraient dans ma discothèque vinylique sous la baguette de chefs prestigieux avec orchestres pléthoriques, Colin Davis et Karajan si mes souvenirs sont bons pour le Messie.
La découverte, il y a quelques semaines, de la programmation de cette dernière oeuvre à Bordeaux  plus précisément au  "Pin Galant" centre culturel des années Malraux de Mérignac,  m'incita malgré la distance à réserver pour ce concert.
En dépit d'une fâcheuse sciatique qui se réveille ces jours ci nous partons vendredi heureux par avance de cette bonne soirée trop rare à mon goût. Le Messie nous sera révélé par la grande écurie et la chambre du Roy sous la baguette de son chef Jean-Claude Malgoire c'était de bon augure, nous gardions un fabuleux souvenir d'un juvénile Cosi fan tutte savouré à Paris en 2001.
Nous ne connaissions pas la salle elle est tout à fait dans le style Maison de la Culture immense froide et nous nous retrouvons au rang N tout à fait sur le côté encore plus à l'étroit que sur un vol Ryanair. Est-ce la douleur lancinante dans la jambe, la chaleur, la distance, je n'ai pas aimé cette interprétation sans émotions mal servie par des choeurs un peu trop mécaniques et par des solistes très moyens à commencer par le Baryton Alain Buet en continuant par le contre-ténor J-M Fumas mais en excluant pro être clément la soprano H Bennani. 
Ne voulant pas rester sur cette mauvaise impression j'employai la journée d'hier à rechercher sur l'indispensable Qobuz une version à enregistrer. Navigant  des références historiques aux interprétations plus actuelles   j'ai choisi celle-ci, lumineuse,  par l'Académie de musique ancienne et le choeur du New College d'Oxford sous la direction d'Edward Higginbottom. Importée en version qualité CD elle a enchanté ma journée.





9 novembre 2011

Une double découverte

Une divagation de plus sur le net m'a amené sur le site qobuz qui propose une superbe qualité d'enregistrement en ligne, mes déambulations m'ont alors fait découvrir l'ensemble baroque de Limoges et par eux la musique de Félicien David.
En cherchant plus avant j'ai  appris que Félicien-César DAVID était un compositeur très en vogue au 19e siècle auteur de poèmes symphoniques, son opéra "La perle du Brésil" restera plus de trente ans au répertoire. Poursuivant mes recherches, j'ai trouvé toujours sur qobuz un enregistrement de l'ensemble baroque de Limoges "Le souvenir",  trios et quintettes de F. DAVID aussitôt téléchargé et dont je me régale pratiquement en boucle depuis hier . La qualité du son de cet enregistrement diffusé sur les enceintes B.O. via l'apple TV est époustouflante.  

11 octobre 2011

FAUST SUR LE BOULEVARD DU CRIME

L'opéra retransmettait hier soir sur la 3 la nouvelle production de Faust  avec dans le rôle titre Roberto Alagna. Gounod n'est pas mon compositeur favori, bien que cette oeuvre soit une des plus aimée du public elle ne figure pas dans ma discothèque, modeste il est vrai. Faust reste cependant un souvenir de jeunesse  mon premier opéra, vraisemblablement une représentation au grand-théatre de Bordeaux.


Mon sujet n'est pas de commenter l'interprétation musicale, j'avais lu que Lombard, souvent entendu à Bordeaux avait jeté l'éponge  ni la performance des chanteurs, je place en tête Paul Gay en sculptural Méphistophélès superbe voix  puis Inva Mula en Marguerite  qu'effeuille passionnément  un Alagna plein de fougue, un petit détail, les gros plans des chanteurs devraient être interdis à la Télévision, mais d'évoquer la somptueuse mise en scène.
Elle est énorme cette mise en scène, pharaonique,  voguant entre le symbolisme allemand, Walter Scott, et malheureusement le kitch le plus vulgaire. A tout prendre je préfère une mise en scène minimaliste à ce maelström  où s'accumulent les représentations de tant de symboles qui  font dire trop c'est trop. Est-il nécessaire pour la compréhension de l'action de nous montrer à maintes reprises les draps tachés de sang à la suite du dépucelage de Marguerite,l'air de "la garde montante"doit-il se transformer en manifestation anti militariste avec cercueil et drapeau, pourquoi le crucifix géant se transforme-t-il en plongeoir de piscine, faut-il la voir en prison avec une camisole, et summum de ce style grand guignol pourquoi lui faire trainer une énorme guillotine quand elle chante "Anges purs..." même bien huilée la chose doit peser ! moins que sa tête cependant qui sera présentée au public, après le boulevard du temple nous sommes en place de Grève, et mise dans un reliquaire  pour la procession finale.  
Une bonne soirée cependant avec parfois de gros éclats de rire... non prévus par Goethe et Gounod.





3 octobre 2009

Cante Jondo

Ce chant est un « balbutiement, une émission plus haute ou plus basse de la voix, une merveilleuse ondulation buccale qui brise les cachots sonores de notre gamme tempérée, qui ne rentre pas dans la portée rigide et froide de notre musique actuelle, et ouvre en mille pétales les fleurs hermétiques des demi-tons...
C’est un chant sans paysage, et par conséquent concentré sur lui-même et terrible, au milieu de l’obscurité… Dans la Siguiriya gitane la mélodie pleure comme pleurent les vers... l’amour et la mort… »  . Federico Garcia Lorca
 Quel bonheur nous avons eu ce premier soir de découvrir par hasard ce spectacle au musée du Flamenco. Dans un cadre superbe, patio du musée, nous étions une vingtaine de personnes seulement un rêve retrouvé sur youtube.