A thing of beauty is a joy for ever : its lovelyness increases, it will never pass into nothingness, but still will keep a bower quiet for us, and a sleep full of sweet dreams and health, and quiet wreathing. John KEATS
6 juillet 2010
28 juin 2010
26 juin 2010
Dans le lointain de ma mémoire
... traînent les premiers vers de ce poème...ignoré sans doute de nos bacheliers !
Midi
Midi, Roi des étés, épandu sur la plaine,
Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L'air flamboie et brûle sans haleine ;
La Terre est assoupie en sa robe de feu.
L'étendue est immense, et les champs n'ont point d'ombre,
Et la source est tarie où buvaient les troupeaux ;
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre,
Dort là-bas, immobile, en un pesant repos.
Seuls, les grands blés mûris, tels qu'une mer dorée,
Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil ;
Pacifiques enfants de la Terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du Soleil.
Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S'éveille, et va mourir à l'horizon poudreux.
Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes,
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu'ils n'achèvent jamais.
Homme, si, le coeur plein de joie ou d'amertume,
Tu passais vers midi dans les champs radieux,
Fuis ! la Nature est vide et le Soleil consume :
Rien n'est vivant ici, rien n'est triste ou joyeux.
Mais si, désabusé des larmes et du rire,
Altéré de l'oubli de ce monde agité,
Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire,
Goûter une suprême et morne volupté,
Viens ! Le Soleil te parle en paroles sublimes ;
Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ;
Et retourne à pas lents vers les cités infimes,
Le coeur trempé sept fois dans le Néant divin.
Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L'air flamboie et brûle sans haleine ;
La Terre est assoupie en sa robe de feu.
L'étendue est immense, et les champs n'ont point d'ombre,
Et la source est tarie où buvaient les troupeaux ;
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre,
Dort là-bas, immobile, en un pesant repos.
Seuls, les grands blés mûris, tels qu'une mer dorée,
Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil ;
Pacifiques enfants de la Terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du Soleil.
Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S'éveille, et va mourir à l'horizon poudreux.
Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes,
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu'ils n'achèvent jamais.
Homme, si, le coeur plein de joie ou d'amertume,
Tu passais vers midi dans les champs radieux,
Fuis ! la Nature est vide et le Soleil consume :
Rien n'est vivant ici, rien n'est triste ou joyeux.
Mais si, désabusé des larmes et du rire,
Altéré de l'oubli de ce monde agité,
Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire,
Goûter une suprême et morne volupté,
Viens ! Le Soleil te parle en paroles sublimes ;
Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ;
Et retourne à pas lents vers les cités infimes,
Le coeur trempé sept fois dans le Néant divin.
13 juin 2010
Mon Clafoutis
Les cerisiers croulent sous les fruits, les merles n'en peuvent plus, ils volent entre les arbres, picorent un ou deux fruits pour le principe puis vont lorgner vers les abricots décidément encore trop verts. L'orage est annoncé pour ce soir, alors pour ne pas trop en perdre, on va faire un clafoutis.
Ce midi, nous serons quatre mais on fait la recette pour six et encore... six gourmands.
On beurre un moule si possible en porcelaine ou l'on dépose les cerises préalablement roulées dans du sucre.
Ensuite mélanger 80grs de farine type55 10grs de maïzena et 10grs de poudre d'amandes, ajouter 160grs de sucre en poudre plus un sachet ou deux de sucre vanillé. Battre au fouet 4 oeufs comme pour une omelette avec une pincée de sel (bien les battre pour émulsionner les blancs) et mélanger tout en battant à la farine. Faire fondre 40grs de beurre en laissant très légèrement colorer, il doit sentir la noisette, et mélanger ajouter si vous avez une cuillerée d'alcool de cerise ou du kirch puis, petit à petit 40 cl de lait. Le mélange doit être lisse comme une pâte à crêpes.
On verse sur les cerise et on met à four chaud 190° chaleur tournante si possible.
Temps de cuisson environ 40 minutes.
Voila mon travail de la matinée, le ciel se couvre de plus en plus va-t-on pouvoir déjeuner au jardin ? car un clafoutis est bien meilleur s'il est dégusté à l'ombre des arbres !
Et bien, pour la dégustation, ce sera dedans....
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