4 octobre 2011

Marathon man

Pouvait-on prévoir que nous serions à Florence le dimanche du marathon, pouvais-je prévoir qu'une douleur au genou m'handicaperait toute la journée gâchant notre programme du jour : le palais Pitti et les jardins Boboli.  Finalement clopin-clopant notre programme a été en grande partie suivi.









 Pas moins de huit musées occupent le palais, nous avions nos entrées pour la galerie Palatine où sont rassemblé les collections privées des grands-ducs. L'abondance  des oeuvres, un accrochage très touffu, parfois sur trois rangées,   peut engendrer une certaine saturation, il faut donc aller à l'essentiel, ici encore nous sommes dans un no photo land et la surveillance était si présente, gardiens et caméras que je n'ai pas osé sortir le canon ! 
Pris sur le web, dans le désordre une sélection de mes coups de coeur.





  


Les quelques forces restantes furent épuisées a la galerie du costume et au musée de l'argenterie pour uniquement le rez-de chaussée ! Je n'ai pas résisté devant les coupes en lapis-lazuli.

Il était temps de prendre un en-cas, nous nous traînâmes jusqu'à la place de la Seigneurie et son café Rivoire.


Florence rendez vous avec Michel-Ange

Dans le désir de revoir Florence il y avait sous-jacent celui de se confronter aux oeuvres de Michel-Ange,  de revoir celles de Fra Angelico et de découvrir Masacio et la chapelle Brancacci.  Ce premier après-mid devait être consacré à la visite du musée de l'Académie où nous avions réservé pour 14h, juste le temps d'un bon plat de pasta au restaurant éponyme et nous avons snobé la longue file d'attente pour nous retrouver devant cette merveille. Même impression que devant la piéta de Rome, ce buste est vivant , il observe, il va déplier le bras prendre la fronde... j'ai pris l'appareil et j'ai tiré... à maintes reprises... de face et de côté on comprend la prouesse, l'étroitesse du bloc de marbre, c'est tout le triomphe de la jeunesse de Florence et des idéaux de la Renaissance qui est là.



Mais avant il y a les esclaves, à la juvénile assurance du David sorti victorieux de la masse de marbre il y a ces prisonniers de la matière dont l'inefficace puissance est encore plus émouvante. Cette tête douloureuse dans la vieillesse et la souffrance, n'est-ce pas Michel-Ange avec tous ses doutes et ses désespoirs. 

Quelques jours plus tard j'ai découvert la piéta, la tête de Nicodème  ressemble étrangement à cet esclave, là aussi on ne peut s'empêcher de comparer avec la piéta de Rome, entre ces deux oeuvres toute une vie douloureuse est passée.




Florence premiere

 Après un vol saturé de publicités de la compagnie R..... nous arrivons à l'heure, un de leurs arguments de vente,  à Bologne. Transfert à la gare et départ avec un peu de retard pour Florence que nous atteignions 30 minutes plus tard. L'hôtel est conforme à notre attente, très sympathique, une grande chambre, un bon lit qui ne tarde pas à nous accueillir, il est quand même plus de 22h, il faut prendre des forces ! Cet hôtel a une histoire, il est situé à côté du couvent de San Marco, à l'emplacement de l'atelier de sculptures qui vit les débuts de Michel-Ange.

 

Premier palais, première surprise, que fait cette locomotive  sur ce blason ? Nous sommes au palais Marucelli devant ce splendide portail datant de 1634, la locomotive ajoutée fin XIXe commémore l'ouverture de la ligne Florence -Livourne. 

Le Palais Médici-Riccardi édifiait pour Cosme l'Ancien devait être notre première étape,  derrière ses rudes murs en bossage qui donnent à Florence ce côté si masculin comparé à la féminine Venise se cache un petit bijou : la chapelle Médicis et la fresque de Gozzoli.  Hélas pas de photos et le cerbère garde bien l'entrée. Par contre aucun problème à part le reflet pour photographier la si douce Vierge de Filippo Lippi ou les sgraffiti de la cour intérieure. 

A la somptuosité de la chapelle des Prince, photographiée en 1964, tient c'était permis alors, je préfère la sereine beauté et l'harmonie en grisaille de l'église de San Lorenzo. Quant à la nouvelle sacristie je ne suis pas assez doué pour transcrire l'émotion ressentie devant ces tombeaux.
 . 








3 octobre 2011

Florence au rythme de la tortue.



Voila nous sommes de retour, la semaine a été splendide sous un soleil radieux, il faut trier les photos, en piquer quelques unes sur le web car nous avons subi le dictat de certains musées et églises : le NO PHOTO qui donne l'envie de la transgression.
Six jours bien denses, avec de grandes émotions, en attendant un récit plus détaillé six photos pour les illustrer.  







18 septembre 2011

Bridoire (suite)

Une heureuse surprise pour ces journées du patrimoine, les nouveaux propriétaires du château de  Bridoire, évoqué récemment, l' ont ouvert durant ces deux jours. Il était possible de se promener à l'intérieur de l'enceinte   et de jeter un coup d'oeil à quelques pièces du rez de chaussée. Une pancarte promet l'ouverture au public pour juillet 2012 et une autre fait appel aux dons et aux bénévoles... Il en faudra beaucoup pour que le pari soit tenu. Un dilemme aussi pour la restauration, ce bâtiment a vu au cours des siècles ses volumes intérieurs modifiés,  sera-t-il débarrassé des restes de ses oripeaux  à la Walter Scott pour retrouver son style d'origine, sous les planchers à moitié démontés on découvre de très beaux sol de pisé. Rendez-vous dans un an.