A thing of beauty is a joy for ever : its lovelyness increases, it will never pass into nothingness, but still will keep a bower quiet for us, and a sleep full of sweet dreams and health, and quiet wreathing. John KEATS
24 novembre 2009
Les serres de Laeken
23 novembre 2009
1 novembre 2009
28 octobre 2009
27 octobre 2009
Un peu d'architecture
Vivre dans un hôtel n'est pas simple, d'abord on n'est pas chez soi, on est à l'hôtel. Il n'y avait pas d'appartement indépendant, deux chambres situées sur le jardin au rez de chaussé étaient utilisées par mes parents et mes grands-parents le 46 pour les 1ers le 42 pour les seconds elles étaient séparées comme on peut s'en douter par le 43 petite chambre utilisée comme bureau par mon oncle Guy, le grand couloir allant de la réception au jardin, puis le 44 et le 45 louées à la clientèle, la dernière pièce à la suite de la chambre de mes parents et de leur salle de bain étant une réserve. Ces pièces, sans vis à vis, étaient desservies par un grand couloir étroit et sombre Pas de cuisine, on allait faire chauffer les biberons sur le "piano" de l'hôtel. Quant à la salle à manger, c'était une petite pièce séparée du couloir par une double porte vitrée ou entraient tout juste un petit buffet, une table ronde et quatre chaises. Un panneau vitré fixe donnant sur l'arrière cuisine amenait un peu plus de clarté tout en permettant d'avoir un oeil sur ce qui s'y passait !
De façon curieuse, la chambre de mes grands-parents donnait sur un petit passage découvert allant à la buanderie, bâtiment indépendant de l'immeuble principal, alors que la salle de bain, comme les autres chambres, ouvraient sur le jardin d'agrément, vaste rectangle fermé sur deux côtés par un grand mur puis par le garage à angle droit avec le bâtiment de l'hôtel.
De façon curieuse, la chambre de mes grands-parents donnait sur un petit passage découvert allant à la buanderie, bâtiment indépendant de l'immeuble principal, alors que la salle de bain, comme les autres chambres, ouvraient sur le jardin d'agrément, vaste rectangle fermé sur deux côtés par un grand mur puis par le garage à angle droit avec le bâtiment de l'hôtel.
La vie en rose
Moi, je voyez la vie en rose, d'abord, dès la première nuit, j'ai couché avec une fille, Nicole, elle était née le même jour et il ne restait qu'un berceau pour deux ! Sa mère le clamait haut et fort chaque fois qu'elle arrivait à l'hôtel, les soirs de réception, en compagnie de ces dames du rotary. J'appréciais modérément....Je la soupçonne d'avoir souhaité que la chose se reproduise en vue d'un mariage, mais je n'ai jamais été dans cet état d'esprit !
Ma mère, trop fatiguée, me mis au biberon, puis, un matin, je vis arriver dans la chambre un espèce de panier en osier, j'appris plus tard que ça s'appelait un moïse, il était garni de tissus rose, on m'y coucha bien enveloppé dans une couverture rose et on partit pour l'hôtel. Suis-je entré en ces lieux par la porte d'entrée ou par celle du jardin, je ne sais plus. Ce jour là, j'ai fait connaissance avec cette prison dorée acceptée et consentie pour une durée de soixante ans .
On m'installa dans la chambre de mes parents, entre leur lit et le mur du jardin....dans un splendide lit en bois peint...en rose....j'étais dans de beaux draps roses....espérait-on une fille ?Une précision, la tapisserie de la chambre était beige rosée et le lit recouvert d'un dessus de lit et d'un édredon rose vif.
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