27 août 2010

MON PERE A LA GUERRE

Ce n'est pas drôle de naître pendant la drôle de guerre, mon Père étant au front, je ne l'ai vu qu'au bout de quelques jours. J'ai eu beaucoup de mal, jusqu'à présent, à trouver la chronologie de son activité militaire. Pour l'essentiel, je savais qu'il avait fait son service comme infirmier puis avait été mobilisé, toujours dans le service de santé  dans le Pas de Calais, blessé,  puis libéré. Mais la découverte, dans une vieille boite de bas Le Bourget, de son livret militaire me permet d'être beaucoup plus précis.
 Passons sur le service militaire qui débute en octobre 1930, qu'il termine avec le grade de caporal fin 1931 et venons en à cette pas si drôle de guerre. Le service de santé s'explique par la déficience oculaire de l'oeil droit qui n'avait que 1/15eme d'acuité visuelle.
Il a donc été mobilisé le 6 septembre 1939 à la 18eme région militaire celle de  Bordeaux et affecté à l'hôpital complémentaire 317. Cet hôpital est dirigé par le professeur  Pierre Broustet, grand patron et fondateur de la cardiologie bordelaise. Mais ou était cet hôpital? Vraisemblablement  dans le Pas-de-Calais, il y retrouve un chirurgien de Bergerac le Dr Rousseau. Il est responsable de la cantine et fait cuire les pommes de terre avec la peau..."on mettra plus de temps à les manger et elles réchaufferont les doigts des soldats" ! C'est l'anecdote que m'a raconté son fils Bertrand notre médecin connu depuis  le  collège.
Le livret précise qu'une permission exceptionnelle à été accordée du 1er au 8 novembre 1939, une semaine pour venir voir son fils péniblement arrivé dans ce monde en guerre, c'est peu. J'imagine ses pensées ce 6 septembre, l'inquiétude, la tristesse, que va-t-il se passer dans ces prochaines semaines, cet enfant qui sera-t-il ? et sa mère, est-ce que tout se passera bien ? Le 8 novembre l'inquiétude est la même les cause différentes, l'enfant est là, c'est un garçon, il va bien et sa mère reprend des forces bien qu'elle ne puisse pas le nourrir, mais lui vers quoi va-t-il, cette guerre quand se terminera-t-elle?


25 août 2010

Exorcisme

Le temps passe et ce blog piétine, pas un texte sur l'histoire de la famille depuis dix mois. C'est bien sûr du travail, il faut rechercher les photos, écrire le texte se souvenir, non se souvenir c'est toujours là. En fait une petite chose bloque, tous les jours présente bien qu'extirpée depuis début novembre un petit truc qui poussait dans l'intestin enlevé vite fait bien fait par un super chirurgien sympa au possible : Tristan Wagner comment après cela ne pas être tranquille, il connait la musique (facile). Tout va bien, on surveille l'absent tous les trimestres. Mais tout cela change un peu la vie, on a l'impression de faire du rab...et comme je suis très gourmand  c'est avec grand plaisir que j'en reprends encore un peu, un peu beaucoup même.
 Depuis des mois la question m'obsède, faut-il ou pas ? cette chose dénommée tumeur cancéreuse, peut-on la mettre sur ce blog? et si elle y est, ça confirme qu'après tout elle fait partie des souvenirs,  et puis je vais la mettre en taille réduite !! les couleurs sont belles non ? Alors, au milieu de toutes c'est fleurs merveilleuses qui fleurissent sur ces pages, on dira que c'est la fleur du mal et juré il n'y en aura pas d'autre. Allez on ne va pas en faire un film.....laissons ça à Blier.


Et maintenant c'est promis j'ouvre à nouveau l'album photo familial, on fait un grand retour dans le passé !!

Oui c'est une heureuse idée...comme cela par exemple...

19 août 2010

Amoureux de la Corse

Amoureux de Venise, amoureux de Londres, et maintenant la Corse!
J'y retrouve le turquoise des eaux des Caraïbes... tient de ça aussi je suis amoureux!
Un séjour impromptu pour amener Timoté chez ses grands et arrière  grands-parents.
Est-il vrai que l'eau de mer a la même densité que le liquide amniotique ? est-ce la raison de ce bien-être que je ressens  dès que je me baigne ? La brulure du soleil sur la peau puis le plongeon, le gout du sel, la densité et la fluidité, l'odeur aussi... chaque fois c'est comme un éveil, une plénitude. Je m'y ressource.





Départ de Marseille, une nuit de bateau, arrivée à Bastia, de là quelques escapades vers le cap Corse (un très bon restaurant au charmant petit port d'Erbalunga) et les villages de la Balagne, quelques jours à Ile Rousse et bien sur baignade journaliere, retour à Bastia puis sur le continent.

Est-ce la fin de l'été ?

Voila, les grands sont venus chercher les petits et tout le monde est reparti, le soleil aussi. Le ciel se laisse aller, la bruine estompe le paysage, on dit bien que l'été bascule au 15 août...le silence a repris possession du jardin,  il n'y a plus qu'a ranger les jeux de piscine et reprendre le  cours journalier des choses,  cueillir les dernières prunes, surveiller les citronniers, arroser le datura fleur superbe et toxique... il est vrai que parfois la beauté peut être  dangereuse...


18 août 2010

Maxime m'a à l'oeil...

Avec lui c'est tout ou rien !