14 octobre 2011

CHIC ET LES CHICAS

Chic est un curieux : et votre premier amour ? mais qu'entend-il par premier amour, ceux de l'adolescence ou peut-on remonter plus loin? A l'heure de l'école mixte que je n'ai hélas pas connue, les amoureux se déclarent bien tôt et dès  la maternelle chaque bambin  apprend à compter sur les doigts de la main les élues de son coeur. De cette époque date mon premier amour, tout platonique mais oh combien tragique. Qu'il était beau mon premier amour, je le revois encore, nous nous faisions des bisous à travers la vitre, j'aimais son regard et sa bouche si pulpeuse. Si vous l'aviez vu nager, plongeant, remontant , tournoyant et d'un coup de queue venant happer sa nourriture... oui j'étais amoureux... d'un poisson rouge. Mais que fragile est la vie d'un poisson rouge enfermé dans  un gros bocal en guise d'aquarium , par un triste matin d'automne je  l'ai trouvé inanimé frottant entre deux eaux, les écailles déjà jaunies, les yeux vitreux, quel coup au coeur. Pourtant  le plus terrible est à venir. Qu'en a-t-on fait, a-t-il eu des  obsèques descentes, je ne me souviens pas.  Mais ce que je ne suis pas prêt d'oublier c'est le magnifique rouget servi au déjeuner et le sourire moqueur de mon oncle me disant " tu vas te régaler on a fait cuire ton poisson rouge " J'ai bien sur refusé toute nourriture et mis des  années à oser déguster un rouget.
P.S. ce billet ne sera pas illustré.

12 octobre 2011

MATIN D'AUTOMNE



Premier vrai matin d'automne , le brouillard est si dense qu'il nimbe la cime des arbres tombe en brume fine régalant les araignées qui semblent vouloir emmailloter le souvenir des fleurs de l'été.



11 octobre 2011

FAUST SUR LE BOULEVARD DU CRIME

L'opéra retransmettait hier soir sur la 3 la nouvelle production de Faust  avec dans le rôle titre Roberto Alagna. Gounod n'est pas mon compositeur favori, bien que cette oeuvre soit une des plus aimée du public elle ne figure pas dans ma discothèque, modeste il est vrai. Faust reste cependant un souvenir de jeunesse  mon premier opéra, vraisemblablement une représentation au grand-théatre de Bordeaux.


Mon sujet n'est pas de commenter l'interprétation musicale, j'avais lu que Lombard, souvent entendu à Bordeaux avait jeté l'éponge  ni la performance des chanteurs, je place en tête Paul Gay en sculptural Méphistophélès superbe voix  puis Inva Mula en Marguerite  qu'effeuille passionnément  un Alagna plein de fougue, un petit détail, les gros plans des chanteurs devraient être interdis à la Télévision, mais d'évoquer la somptueuse mise en scène.
Elle est énorme cette mise en scène, pharaonique,  voguant entre le symbolisme allemand, Walter Scott, et malheureusement le kitch le plus vulgaire. A tout prendre je préfère une mise en scène minimaliste à ce maelström  où s'accumulent les représentations de tant de symboles qui  font dire trop c'est trop. Est-il nécessaire pour la compréhension de l'action de nous montrer à maintes reprises les draps tachés de sang à la suite du dépucelage de Marguerite,l'air de "la garde montante"doit-il se transformer en manifestation anti militariste avec cercueil et drapeau, pourquoi le crucifix géant se transforme-t-il en plongeoir de piscine, faut-il la voir en prison avec une camisole, et summum de ce style grand guignol pourquoi lui faire trainer une énorme guillotine quand elle chante "Anges purs..." même bien huilée la chose doit peser ! moins que sa tête cependant qui sera présentée au public, après le boulevard du temple nous sommes en place de Grève, et mise dans un reliquaire  pour la procession finale.  
Une bonne soirée cependant avec parfois de gros éclats de rire... non prévus par Goethe et Gounod.





10 octobre 2011

Un sourire pour Norma.

Un commentaire de Norma sur le dernier message m'a remis en mémoire cet extrait de l'opérette Le Pays du Sourire . Mes parents étaient passionnés d'opérette, mon enfance a donc été bercée par les succès allant de Françis Lopez et Vincent Scotto à Franz Lehar. Est-ce l'âge ? je les retrouve avec un brin de nostalgie  et... un certain sourire.   La diction de Vanzo est superbe.

                

8 octobre 2011

Chic et Choc

On reparlera de Florence la semaine prochaine... en attendant, en écho à l'interrogation de CHIC une image de l'année du bac... je suis à gauche...

5 octobre 2011

Une Florence de marbre.


Lundi la journée commence par une demi heure de bain bien chaud après avoir manipulé le genou tout est rentré dans l'ordre, on peut partir bon pied bon genou et surtout bon oeil pour cette nouvelle journée, pas de rendez-vous, direction l'atelier des pierres dures, entrée gratuite pour les seniors sur présentation impérative d'une pièce d'identité (c'est vrai on pourrait nous prendre pour des teen-agers !)

Le lapis-lazuli me fascine 





Puis nous irons au musée dell opera del Duomo, nous y étions pratiquement seuls.  Outre la Piéta au Nicodème de Michel-Ange on peut y voir une riche collection de statues de l'ancien Duomo ainsi que les bas-reliefs du campanile et les panneaux originaux de la porte du paradis malheureusement en cours de restauration
Tribune de Donatello
Panneaux de la tribune de Luca della Robbia

Cantoria*, détail, 1431-1438, marbre, Luca della Robbia, (Florence, Museo dell’Opera del Duomo). Achevée en 1438, l’oeuvre faisait pendant à la « Cantoria » de Donatello. Le sujet traité par Luca dans le marbre est le psaume « Laudate Dominum ». Les reliefs de la tribune illustrent, mot à mot, chaque verset. Les groupes d’enfants sont répartis dans les panneaux rigoureusement encadrés de pilastres jumelés, selon le rôle qu’ils tiennent dans le choeur. Les visages des enfants, pleins de grâce et de candeur, sont transformés par la musique qui apparaît comme une purification. Ils expriment le bonheur de l’harmonie parfaite.







Trois prophètes Donatello (au milieu Habacuc surnommé Zuccone par les florentins





Madeleine Donatello (Bois)
Campanile de Giotto la création d'Adan et d'Eve

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Vierge aux yeux de verre Arnolfo di Cambio

Tête de St Jean-baptiste par Tino di Camaino 
Giovanni del Biondo


La place du baptistère est certainement la plus animée de Florence, on y croise des foules hypnotisées par une fleur qui les précède, secte planétaire ou marée toxique ? Notre prochaine étape sera le baptistère. Je ne me souvenais pas de l'intérieur, l'avions-nous visité ?  Le sentiment est étrange on flotte dans un monde indistinct entre la Toscane, l'Andalousie, Constantinople... mélange de cultures et d'influences artistiques vraiment une impression que je n'ai jamais ressentie ailleurs.

Les portes de Ghilberti (en 1964) 
Une tenue un rien relâchée pour une église...

Panneau de la porte sud ( Pisano) j'aime le rendu de l'eau 


Un très bon déjeuner juste derrière la place à l'osteria dell'olio mais no photo ! Pas très loin ce magasin... pour se changer les idées...


Avant d'entrer   à Santa Maria del Fiore une petite énigme : cette pierre est à la base du mur de l'abside du baptistère... un reste de l'époque romaine ?

Quel contraste entre l'extérieur si fastueux et la sobriété, la nudité de cette nef.




non je n'ai pas fait l'ascension.